- Bonjour Martin, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer votre pseudo « Elyugee » ?
Bonjour ! Actuellement étudiant de 21 ans en 1ère année Bachelor Animation 2D à Bellecour Ecole, je suis titulaire d’un bac professionnel dans le secteur du design graphique.
J’ai ensuite réalisé une prépa Animation & Jeu Vidéo ainsi qu’une première année Bachelor Design Graphique qui m’ont permis d’obtenir des notions aussi bien dans le domaine de l’illustration que de la production numérique en passant par de la création de produit.
Je vous présente aujourd’hui ma ligne conceptuelle nommée Elyugee, prononciation phonétique anglophone de « LUG » pour les trois premières lettres de « Lugdunum » (ancienne appellation de Lyon, Capitale des Gaules). Le préfixe « Lug » désigne à tour de rôle la lumière ou la divinité gauloise praticienne des arts.
- Quelles sont vos influences et vos inspirations ? Et quels sont vos artistes préférés ?
Ce qui m’inspire artistiquement : le perfectionnisme du Classicisme, l’idyllisme du Surréalisme et l’insolence du Pop Art.
D’un point de vue contemporain, je dirais que les « mèmes » ont une grande part d’influence sur l’humour et le « décalé ». Il serait faux de dire que je ne m’en inspire pas lors de certains détournements.
J’observe également de près le travail de certains designers tel que Daniel Arsham ou encore Haris Nukem dans le secteur de la photo.
- Comment procédez-vous de manière générale pour la création d’une œuvre ?
Le procédé de création est entièrement numérique. Je passe parfois des jours entiers à trouver la toile qui irait le mieux avec mon détournement.
Lorsqu’un concept me vient j’ouvre mon ordinateur et je lance deux logiciels de la suite Adobe : Photoshop pour le travail de retouches et la peinture, ainsi qu’Illustrator afin de reproduire certains éléments dans une meilleure résolution.
En premier lieu, je pars en quête de supports visuels à incorporer (images, textures). Il est impératif qu’ils soient de la meilleure qualité possible. Une fois ma « banque de données » faite, je commence le travail de détournement.
Etant un grand fan de brocantes, je les sillonne à la recherche de cadres anciens que je restaure afin d’encadrer mes œuvres les plus volumineuses.
La particularité de ces œuvres grand format provient également de leurs supports d’impression. J’utilise alors du canevas pour me rapprocher le plus possible d’un tableau.
- Quel est votre rapport aux thèmes qui ressortent dans vos tableaux (les marques, les grands classiques, le streetwear) ?
Mon but en réunissant marques et classiques de la peinture était de combiner deux éléments qui occupent/ ont occupé une place importante dans la société ou sur le marché financier.
De cet anachronisme naît la question du devenir de l’art, de ce qu’il faut sacraliser à tort ou à raison. Je suis personnellement amateur des deux !
- Parmi toutes vos œuvres, laquelle préférez-vous et pourquoi ?
Mon œuvre préférée est le détournement du Napoléon franchissant le Grand Saint Bernard.
C’est ma première œuvre exposée, et c’est jusque-là la composition qui me plaît le plus.
Qui d’autre que Napoléon pour s’associer à Supreme !
Celle-ci dénonce la folle consommation du streetwear agrémentée par les « Raffles », les tirages au sort mis en place par les grands distributeurs.